Le verbe "être" est à la fois celui que nous utilisons le plus fréquemment, pour évoquer l'existence des réalités que nous voulons décrire ; et en même temps, celui auquel nous réfléchissons le moins. Que disons-nous quand nous disons d'une chose qu'elle existe ? Peut-être décrivons-nous par là une simple perception, actuelle ou possible, du monde qui nous entoure, et de notre propre personne. Mais peut-on réduire l'existence à la connaissance que nous en avons ? Que signifie exister ?

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"Memento mori", souviens-toi que tu es mortel : voilà l'avertissement pluriséculaire lancé par les artistes occidentaux à ceux qui, devant le spectacle de la beauté, auraient pu s'attacher un peu trop aux joies de l'existence. Et de fait, tout ce que nous mettons tant d'effort à rechercher ici-bas semble inéluctablement condamné à disparaître. Il suffit de penser la mort pour que ce qui occupe notre vie perde la valeur que nous lui donnions. Et pourtant, sommes-nous si certains que la mort soit à ce point le contraire de la vie ?

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Il semble bien que l'Etat se définisse comme l'institution à qui, par principe, tout est permis, puisqu'il lui revient de dire le droit. S'engager dans un conflit, prélever le bien privé, user de la menace et de la coercition : tout ce qui est interdit aux particuliers, l'Etat revendique la possibilité de s'y livrer en toute légitimité. Cela signifie-t-il que les citoyens que nous sommes aient le devoir de lui obéir en tout ? Quel pourrait être le critère d'une désobéissance légitime au pouvoir politique ? Existe-t-il une autre loi que la loi de l'Etat ?

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Lorsque vient le moment d'obéir, il semble évident que nous ne sommes plus tout à fait libres. Quelle que soit l'autorité qui m'impose son ordre, elle me commande en effet d'abdiquer ma volonté propre pour plier mon comportement au commandement qu'elle me présente. Au nom de quoi, alors, est-il raisonnable de renoncer à sa liberté ? L'obligation est-elle pure contrainte, et l'obéissance pure soumission ? Réfléchir sur l'acte d'obéir, c'est redécouvrir que la reconnaissance de la loi est peut-être d'abord un effet de ma liberté, et même un fondement sur laquelle l'établir.

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Que le monde est mauvais, c’est là une plainte aussi ancienne que l’histoire, bien plus ancienne que le plus vieux de tous les poèmes... Nous avons en commun, affirme Kant, l'expérience de l'insatisfaction - le sentiment de ne pas trouver, dans le monde qui nous entoure, quelque chose qui puisse nous combler vraiment. Et pourtant, nous continuons avec persévérance à chercher le bonheur : à bien y regarder, la moindre de nos actions tend vers cette fin ultime, ce souverain bien qui marquerait la réussite enfin accomplie de nos vies. Cette recherche a-t-elle un sens ? Arriverons-nous un jour au but ? Pouvons-nous espérer être heureux ?

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Notre vie n’est pas seulement constituée de faits à comprendre, mais aussi de normes à appliquer : depuis que nous avons pris conscience du monde qui nous entoure, nous savons qu’il y a dans ce monde des choses à faire et des choses à ne pas faire. Il y a des devoirs et des interdits, du bien - et du mal. Mais au nom de quoi une règle s’impose-t-elle à notre action ? Est-il naturel pour nous de suivre certains principes ? Et si non, pourquoi faudrait-il faire le bien ?

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La tension du désir anime notre existence : il nous met en mouvement vers l'objet qui, en lui donnant satisfaction, nous offrira le plaisir que nous espérons. Il semble donc évident qu'il faille satisfaire nos désirs. Et pourtant, n'est-ce pas nous engager sur la voie sans fin d'une irrémédiable frustration ? Nous n'avons pas un désir, mais une infinité de désirs ; à peine notre attente comblée, une autre vient la remplacer. Serons-nous jamais satisfaits ? Ne vaut-il pas mieux renoncer à la malédiction du désir, pour nous contenter de notre état ?

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Considérer l'animal, c'est toujours s'inquiéter de nous-mêmes. Qui sommes-nous par rapport à lui ? La question est moins évidente qu'il n'y paraît. Pendant longtemps, la nature autant que la culture ont semblé séparer, de façon indépassable, l'humain du reste du vivant. De fait, rien n'est plus commun que de parler du "propre de l'homme", qu'il s'agisse de la raison, de la conscience, du sentiment, du rapport au temps ou de la relation aux autres. Mais voilà que ces certitudes ancestrales se trouvent soudainement bouleversées.

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La technique traverse nos vies, sous toutes ses formes : machines, robots, smartphones, ordinateurs... Elle assiste notre travail, augmente nos loisirs, renforce nos corps. Les experts prennent en charge nos problèmes politiques, et les réseaux sociaux nos problèmes affectifs. Les progrès de la technologie semblent nous promettre une toute-puissance prochaine, annulant la distance, le temps, et peut-être la mort elle-même... Mais dans son pouvoir inédit, la technique nous sert-elle vraiment ? Que pouvons-nous attendre de la technique - une promesse, ou un mirage ?

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Dans une époque habitée par le doute, la science est devenue un repère absolu : au-dessus de tous les discours, de toutes les opinions contradictoires, est considéré comme incontestable ce qui est "scientifiquement prouvé". Pourtant, l'histoire des sciences n'est faite que d'erreurs révisées... Le progrès scientifique se poursuit par la remise en cause des savoirs acquis. Quel est alors le sens véritable de la recherche scientifique ? Quelle place accorder à la science dans notre quête de vérité ?

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