Les affaires humaines sont dans un désordre absolu. Mais la nature au moins semble poursuivre son cours avec une sorte de stabilité rassurante comme si rien ne pouvait l’ébranler, comme si ses lois universelles semblaient devoir durer toujours. Pourtant, d’où viennent ces lois que nous projetons sur la nature, que nous lisons à travers elles et qui semblent nous offrir l’espace d’une prévisibilité confortable ? Y a-t-il vraiment quelque chose comme une régularité naturelle ou est-ce notre ignorance, nos illusions, notre confort moral qui cherche à voir dans la nature quelque chose qui dure toujours et qui ne changerait jamais ? Y a-t-il un ordre dans la nature ?

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Nous sommes ici entre êtres humains. Et pourtant, il y a en chacun de nous quelque chose, parfois, d’un peu bête… Nous avons évidemment notre caractère animal, nous appartenons à l’univers du vivant, et à cet univers vivant, nous sommes liés par la question de notre responsabilité. Qu’en est-il de nos devoirs à l’égard du monde qui nous entoure et singulièrement à l’égard de ceux qui sont nos “frères en animalité” ? Cette question est aujourd’hui posée dans l’actualité par bien des aspects différents. Cette expression de “frères en animalité” nous vient de la philosophie la plus contemporaine et elle recouvre une interrogation vertigineuse sur la place même de l’homme dans le monde, sur son rôle, ses droits et ses devoirs. Les animaux ont-ils des droits ?

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Notre monde traverse une crise que vous connaissez tous ici et tous nous sommes inquiets. Avons-nous perturbé la nature au point que notre simple survie en deviendrait impossible ? Nous savons bien que nous sommes puissants, assez puissants pour changer le monde, mais pas assez puissants toutefois pour réparer les catastrophes que notre propre puissance a produites. Comment pourrons-nous sortir de cette situation maudite ? Avons-nous déclenché un scénario que nous ne pourrons pas rattraper ? Pour sauver la nature, faut-il arrêter le progrès ?

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Bien des débats politiques et sociaux tournent aujourd’hui autour de la question de l’environnement – de cette planète qui nous inquiète et dont l’avenir, bien sûr, nous concerne. Cet avenir concerne avec nous tous les humains vivant aujourd’hui, et demain. Il matérialise pour la première fois un lien concret et immédiat, un intérêt commun à toute l’humanité. Mais faut-il s’arrêter là ? Dans notre préoccupation commune, n’est-il pas temps d’inclure d’autres sujets de droit ? Victimes collatérales de nos projets irraisonnés, des êtres que nous disons pourtant dénués de raison vivront avec nous notre sort, et subissent déjà plus que nous, par l’extinction d’espèces entières, les conséquences de nos folies. Les
animaux ne doivent-ils pas enfin être reconnus eux aussi ? Ne sommes-nous pas plus bêtes qu’eux ? L’homme est-il un animal comme les autres ?

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Il semble que la morale soit, ordinairement, une affaire d’homme à homme. Je ne réponds en effet de mes actes que lorsqu’ils engagent l’humain – une autre personne, ou moi-même. L’homme est un sujet moral – l’homme ou, s’il existe, un autre être pensant, qui nous ressemblerait, ou auquel nous ressemblerions. Mais qu’en est-il du non-humain ? Peut-on fauter contre ce qui vit, mais qui ne pense pas, ne parle pas, qui ne montre pas de conscience ? Qu’en est-il de l’animal ? Ordinairement, nous ne nous en préoccupons pas beaucoup : nous capturons l’animal, nous l’enfermons, nous l’attachons, nous l’exploitons, nous le tuons, et à la fin nous le mangeons – en toute tranquillité… Mais il faut peut-être nous laisser inquiéter. Pouvons-nous exclure de notre devoir moral un être vivant, au seul motif qu’il n’est pas humain comme nous ? Avons-nous des devoirs envers tous les vivants ?

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Il n’y a pas que la violence que les hommes s’infligent entre eux : les hommes, nous le savons, sont capables de lutter contre la nature elle-même, pour en repousser les limites, et pour inventer leur destin. C’est cela qu’on appelle la technique. Par le travail, par la pensée, nous transformons le monde qui nous est donné ; et dans l’ivresse du pouvoir nouveau que nous donne aujourd’hui le progrès des sciences, nous avions projeté d’imposer à la nature un monde selon nos besoins, pour que l’humain devienne pleinement « la mesure de toutes choses. » Mais voilà, la nature ne se laisse pas faire… Avons-nous eu tort de croire que nous étions les plus forts ? Faut-il retrouver le sens d’une sagesse qui s’accorde avec le réel – ou bien pousser plus loin la lutte encore, imposer notre liberté ? Nos désirs font-ils de nous des vivants contre nature ? La technique est-elle vraiment une victoire contre la nature ?

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