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Qu’être ?

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Saison 13
Faut-il abolir l’argent ?

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Qu’est-ce qu’un État ?

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A-t-on le droit d’être indifférent ?

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Peut-on se libérer du désir ? 2/2

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Peut-on se libérer du désir ? 1/2

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Saison 13
L’histoire est-elle écrite d’avance ?

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Saison 13
D’où vient le pouvoir des mots ?

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Saison 13
Depuis quand la mer est-elle bleue ?

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Saison 13
Les Podcasts > Y a-t-il un ordre dans la nature ?

Y a-t-il un ordre dans la nature ?

14 mars 2022

Durée : 1 h 40 min
Bac de philo #1 Habiter la planète Saison 9

Les affaires humaines sont dans un désordre absolu. Mais la nature au moins semble poursuivre son cours avec une sorte de stabilité rassurante comme si rien ne pouvait l’ébranler, comme si ses lois universelles semblaient devoir durer toujours. Pourtant, d’où viennent ces lois que nous projetons sur la nature, que nous lisons à travers elles et qui semblent nous offrir l’espace d’une prévisibilité confortable ? Y a-t-il vraiment quelque chose comme une régularité naturelle ou est-ce notre ignorance, nos illusions, notre confort moral qui cherche à voir dans la nature quelque chose qui dure toujours et qui ne changerait jamais ? Y a-t-il un ordre dans la nature ?

PODCAST : Réécoutez en ligne la Soirée du 14 mars 2022

VIDÉO : Regardez la Soirée du 14 mars 2022

 

 

Héraclite

« La nature aime à se cacher. »


Aristote, Physique, Livre II

« [L’être naturel est] celui qui a en lui-même un principe de mouvement et de repos. »


Georges Cuvier, Recherches sur les ossements fossiles de quadrupèdes – Discours préliminaire

« Tout être organisé forme un ensemble, un système unique et clos, dont les parties se correspondent mutuellement et concourent à la même action définitive par une action réciproque. Aucune de ces parties ne peut changer sans que les autres changent aussi, et, par conséquent, chacune d’elle prise séparément indique et donne toutes les autres. Ainsi, si les intestins d’un animal sont organisés de manière à ne digérer que de la chair et de la chair récente, il faut aussi que ses mâchoires soient construites pour dévorer une proie ; ses griffes pour la saisir et la déchirer ; ses dents pour en découper et en diviser la chair ; le système entier de ses organes du mouvement pour la poursuivre et pour l’atteindre ; ses organes des sens pour l’apercevoir de loin. (…) En conséquence, à la vue d’un os, d’un seul morceau d’os, je reconnais et reconstruis la partie de l’ensemble dont il provient. »


Aristote, Partie des animaux

« Il ne faut donc pas céder à une répugnance enfantine et nous détourner de l’étude du moindre de ces animaux. En toutes les parties de la Nature il y a des merveilles ; on dit qu’Héraclite, à des visiteurs étrangers qui, l’ayant trouvé se chauffant au feu de sa cuisine, hésitaient à entrer, fit cette remarque : « Entrez, il y a des dieux aussi dans la cuisine.
Eh bien, de même, entrons sans dégoût dans l’étude de chaque espèce animale : en chacune, sans exception, il y a de la nature et de la beauté. Il n’y a jamais de hasard dans les œuvres qu’elle nous présente : toujours ces œuvres ont en vue une certaine fin ; et il n’y a rien au monde où la finalité apparaît à un plus haut degré qu’en elles ; or la fin en vue de laquelle une chose se produit ou subsiste, est précisément ce qui constitue pour cette chose sa perfection, et sa beauté.»


René Descartes, Principes de la philosophie, IV, 203

« Je ne reconnais aucune différence entre les machines que font les artisans et les divers corps que la nature seule compose, sinon que les effets des machines ne dépendent que de l’agencement de certains tuyaux, ou ressorts, ou autres instruments, qui, devant avoir quelque proportion avec les mains de ceux qui les font, sont toujours si grands que leurs figures et mouvements se peuvent voir, au lieu que les tuyaux ou ressorts qui causent les effets des corps naturels sont ordinairement trop petits pour être aperçus de nos sens. Et il est certain que toutes les règles des mécaniques appartiennent à la physique, en sorte que toutes les choses qui sont artificielles, sont avec cela naturelles. Car, par exemple, lorsqu’une montre marque les heures par le moyen des roues dont elle est faite, cela ne lui est pas moins naturel qu’il est à un arbre de produire des fruits. C’est pourquoi, en même façon qu’un horloger, en voyant une montre qu’il n’a point faite, peut ordinairement juger, de quelques-unes de ses parties qu’il regarde, quelles sont toutes les autres qu’il ne voit pas : ainsi, en considérant les effets et les parties sensibles des corps naturels, j’ai tâche de connaitre quelles doivent être celles de leurs parties qui sont insensibles. »


Michel Foucault, Les mots et les choses

« Les relations entre les êtres seront bien pensées sous la forme de l’ordre et de la mesure, mais avec ce déséquilibre fondamental qu’on peut toujours ramener les problèmes de la mesure à ceux de l’ordre. De sorte que le rapport de toute connaissance à la mathesis se donne comme la possibilité d’établir entre les choses, même non mesurables, une succession ordonnée. »


Auguste Comte, Discours sur l’esprit positif

« Substituer partout, à l’inaccessible détermination des causes proprement dites, la simple recherche des lois, c’est à dire des relations constantes qui existent entre les phénomènes observés. »


David Hume, Enquête sur l’entendement humain

« Supposez que quelqu’un, fût-il doué de facultés de raison et de réflexion les plus fortes, soit soudain amené dans ce monde ; il observerait certainement immédiatement une succession continuelle d’objets, un événement suivant un autre événement ; mais il ne serait pas capable d’aller plus loin et de découvrir autre chose. D’abord, il ne serait pas capable, par un raisonnement, de parvenir à l’idée de cause et d’effet, car les pouvoirs particuliers, par lesquels toutes les opérations naturelles sont accomplies, n’apparaissent jamais aux sens. (…) En un mot, une telle personne, sans plus d’expérience, ne pourra jamais faire de conjectures ou de raisonnement concernant une chose de fait, ou être assurée de quelque chose au-delà ce de ce qui est immédiatement présent à sa mémoire ou à ses sens.

Supposez encore que cet homme ait acquis plus d’expérience et qu’il ait vécu assez longtemps dans le monde pour avoir observé que des objets familiers ou des événements sont constamment joints ensemble. Quelle est la conséquence de cette expérience ? Il infère immédiatement l’existence de l’un des objets de l’apparition de l’autre. Pourtant, par toute son expérience, il n’a acquis aucune idée ou connaissance du pouvoir secret par lequel l’un des objets est produit par l’autre ; et ce n’est par aucun processus de raisonnement qu’il est engagé à tirer cette inférence. (…) Il y a un autre principe qui le détermine à former une telle conclusion.

Ce principe est l’accoutumance, l’habitude. Car chaque fois que la répétition d’un acte particulier ou d’une opération particulière produit un penchant à renouveler le même acte ou la même opération, sans que l’on soit mû par aucun raisonnement ou opération de l’entendement, nous disons toujours que ce penchant est l’effet de l’accoutumance. (…) Nous ne pouvons peut-être pas pousser nos recherches plus loin et prétendre donner la cause de cette cause, mais nous devons nous en contenter comme de l’ultime principe que nous puissions assigner à toutes nos conclusions venant de l’expérience. Nous sommes suffisamment satisfaits d’aller si loin, sans nous plaindre de l’étroitesse de nos facultés parce qu’elles ne peuvent nous porter plus loin. Et il est certain que nous avançons ici une proposition au moins très intelligible, sinon vraie, quand nous affirmons que, après la conjonction constante de deux objets – chaleur et flamme, par exemple, ou poids et solidité – nous sommes déterminés par l’accoutumance seule à attendre l’un de l’apparition de l’autre. Cette hypothèse semble même la seule qui explique la difficulté suivante : pourquoi tirons-nous de mille cas une inférence que nous ne sommes pas capables de tirer d’un seul cas qui n’est, à aucun égard, différent de ces mille cas ? La raison est incapable d’une telle variation. Les conclusions qu’elle tire de la considération d’un cercle sont les mêmes que celles qu’elle tirerait en examinant tous les cercles de l’univers. Personne, n’ayant vu qu’un seul corps se mouvoir après avoir été poussé par un autre, ne pourrait inférer que tout autre corps se mouvra après une même impulsion. Toutes les inférences tirées de l’expérience sont donc des effets de l’accoutumance, non du raisonnement.
L’accoutumance est donc le grand guide de la vie humaine. »


David Hume, Enquête sur l’entendement humain

« Tous les objets de la raison humaine ou de nos recherches peuvent se diviser en deux genres, à savoir les relations d’idées et les faits. Du premier genre sont les sciences de la géométrie, de l’algèbre et de l’arithmétique (…). Trois fois cinq est égal à la moitié de trente exprime une relation entre ces nombres. Les propositions de ce genre, on peut les découvrir par la seule opération de la pensée, sans dépendre de rien de ce qui existe dans l’univers. (…) Les faits, qui sont les seconds objets de la raison humaine, on ne les établit pas de la même manière. (…) Le contraire d’un fait quelconque est toujours possible, car il n’implique pas contradiction et l’esprit le conçoit aussi facilement et distinctement que s’il concordait pleinement avec la réalité. Le soleil ne se lèvera pas demain, cette proposition n’est pas moins intelligible et elle n’implique pas plus contradiction que l’affirmation : il se lèvera. »


David Hume, Enquête sur l’entendement humain

« Alors que nous ne pouvons donner une raison satisfaisante qui expliquerait pourquoi nous croyons, après mille expériences, qu’une pierre va tomber ou que le feu va brûler, pourrons-nous jamais nous satisfaire sur une quelconque détermination que nous pourrions former sur l’origine des mondes et sur la situation de la nature, depuis l’éternité, et pour l’éternité. »


Schopenhauer, Le Monde comme volonté et représentation, Suppléments, Chapitre XXVI

« L’admiration pleine de surprise, qui a coutume de nous saisir à l’examen de la convenance infinie répandue dans la structure de tous les êtres organisés, repose au fond sur une supposition bien naturelle, mais qui n’en est pas moins fausse : cette concordance des parties les unes avec les autres, avec ses fins extérieures, conçue et jugée par nous au moyen de la connaissance, c’est-à-dire par la voie de la représentation, nous semble aussi y avoir été introduite par la même voie ; c’est pour l’intelligence qu’elle existe ; c’est de même par l’intelligence qu’elle aurait été réalisée à nos yeux. Sans doute, nous ne pouvons produire rien d’aussi ordonné, d’aussi régulier qu’un cristal par exemple, sans l’appui de la règle et de la loi, ni mettre en rien la finalité, sans être guidés par le concept de fin : mais rien ne nous autorise à transporter cette limitation de nos facultés à la nature, dont l’action diffère totalement de la nôtre. Elle crée ce qui paraît si convenable et si médité, sans réflexion, sans notion de fin, dénuée qu’elle est de la représentation, élément d’origine toute secondaire. Considérons d’abord la simple régularité, avant la finalité. Dans un flocon de neige, les six rayons égaux et séparés par des angles égaux n’ont pas été l’objet de la mesure préalable d’une intelligence ; (…) la forme régulière dans l’espace n’existe que pour l’intuition, dont l’espace est la forme ; de même la finalité de l’organisme n’existe que pour la raison connaissante, dont les opérations sont liées aux concepts de moyen et de fin. (…) Cet étonnement téléologique est analogue à celui de ce sauvage dont Kant parle dans son explication du risible : en voyant la mousse jaillir en jet continu d’une bouteille de bière qu’on venait d’ouvrir, le sauvage se demandait avec surprise non pas comment elle sortait, mais comment on avait pu l’y introduire ; de même nous supposons aussi que la finalité a été mise dans les œuvres de la nature par la même voie qu’elle suit pour en ressortir à nos yeux. Notre étonnement téléologique se peut donc encore comparer à l’admiration excitée par les premières œuvres de l’imprimerie sur ceux qui, les supposant dues à la plume, recouraient ensuite, pour expliquer le miracle, à l’intervention d’un démon. – Car, répétons-le encore une fois, c’est seulement l’intellect qui, saisissant comme objet (…) le phénomène d’un organisme animal, crée la multiplicité et la diversité des parties et des fonctions, pour s’étonner ensuite du concours régulier et de la concordance parfaite qui résulte de leur unité primitive : il ne fait donc, en un certain sens, qu’admirer son œuvre propre.

Supposons-nous tout occupés à observer l’art infini et inexprimable qui préside à la structure de tout animal, fût-ce l’insecte le plus commun. Nous sommes plongés dans l’admiration ; tout à coup l’idée nous vient que la nature livre sans merci à la destruction ces organismes mêmes, si parfaits et si compliqués, que chaque jour elle les laisse périr par milliers, victimes du hasard, de la rapacité animale, du caprice humain ; cette prodigalité insensée nous jette aussitôt dans une profonde surprise. Mais il y a là une confusion d’idées : nous avons dans l’esprit l’œuvre d’art humaine, qui demande l’aide de l’intelligence pour dompter la résistance d’une matière étrangère et rebelle, et qui coûte ainsi sans doute bien des efforts. Mais les productions de la nature, quelle qu’en soit la perfection, ne lui coûtent pas la moindre peine : chez elle la volonté d’agir est déjà l’action, l’œuvre elle-même. »


Kant, Sur l’expression courante

«Il est encore plus tolérable d’entendre un ignorant, fier de sa prétendue pratique, déclarer la théorie inutile et superflue, que d’entendre un présomptueux la déclarer bonne pour l’école (comme une sorte d’exercice pour l’esprit), mais affirmer en même temps qu’il en va tout autrement dans la pratique ; que lorsque l’on quitte l’école pour le monde, on s’aperçoit qu’on n’a poursuivi jusquelà que des idéaux vides et des rêves philosophiques ; en un mot que ce qu’on peut dire bon en théorie n’est d’aucune valeur en pratique. »


Bachelard, Essai sur la connaissance approchée

« Ainsi, à notre point de vue, c’est le détail qui est le signe de l’objectif. S’il n’y avait que des objets géométriques et des faits généraux, le pragmatisme, comme tous les idéalismes qui vivent uniquement d’apriori, se développerait dans une atmosphère homogène. Il se validerait par la planéité de son expérience : les idées seraient logiquement reliées par cela même qu’on les retrouverait toutes et toujours à un même niveau, dans un même état. Le détail, comme une courbure, manifeste la présence de l’irrationnel, d’une dimension où notre raison ne peut accéder, mais qu’elle devine et qu’elle doit pressentir en examinant les anomalies de son propre domaine.

Il faut en effet que subsiste un lien entre le rationnel et l’irrationnel ou, pour mieux dire, que l’irrationnel soit préparé par le rationnel et qu’il trouve au moins ses éléments dans le domaine de la raison. Une irrationalité totale correspondrait à une rupture complète de l’expérience d’ensemble, à l’impossibilité d’un accord approché du logique et du réel. Autrement dit, il faut que les jugements d’expérience partent d’une racine logique ; ils s’approcheront de l’objet par des vérifications assez nombreuses et suffisamment minutieuses, mais ils ne pourront le résumer dans tous ses détails. Les jugements d’expérience acceptent alors « l’à peu près ».

Il y a plus. Cet « à peu près » joue un rôle positif. En effet, le premier caractère du réel est sa permanence et c’est grâce à cette permanence qu’on le reconnaît. Mais dans un deuxième examen, il semble que ce soit cet « à peu près » qui devient le signe second, mais tout de même indispensable, de la réalité. (Une idée) n’est pas encore, à notre point de vue, une connaissance ; (elle) doit auparavant subir la vérification. Cette vérification n’est sans doute possible que si nous pouvons retrouver en gros la réalité et c’est là le caractère fondamental qui nous frappe tout d’abord. Voici donc l’idée « réprimée par une rectification ajoutée ». Mais si la coïncidence entre l’idée et le donné était parfaite, si la vérification réussissait dans toutes ses parties, dans toute son étendue, on retomberait sur une autre difficulté. (…) Dans beaucoup de cas, nous distinguons (l’idée) « parce que les caractères de l’objet réel ne coïncident pas tous et parfaitement avec les siens ».

Étrange paradoxe que cette vérité qui repose sur une expérience manquée et qui affirme le réel par l’acte même qui nie sa pureté logique. Ainsi un monde où les idées platoniciennes seraient pleinement réalisées manquerait pour ainsi dire de solidité par le fait même qu’il n’offrirait plus de résistance à l’application de nos concepts. (…) On pourrait produire des idées, mais la construction ne serait pas plus féconde qu’une déduction puisqu’on retrouverait toujours des idées déjà inscrites virtuellement dans le système fondamental. Par contre, la diversité absolue d’un chaos ne pourrait recevoir l’occasion d’aucune action et par conséquent d’aucune pensée. Même pour constituer de simples moyennes, il faut déjà des qualités séparées, des ordres de grandeur tranchés. Preuve nouvelle que le « donné » ne peut être donné en bloc, par une opposition initiale à la pensée, car il serait alors donné sans caractères. Il doit être lui aussi organique. (…)

La connaissance systématique (…) révèle bientôt son caractère artificiel. Puisqu’on peut en reprendre les termes à différents niveaux, c’est la preuve que la première information n’est qu’un point de vue. On s’aperçoit que la tâche d’affinement reste ouverte. La connaissance, absolument parlant, est donc frappée d’un échec irrémédiable. (…) La réalité est le pôle de la vérification approchée, elle est, dans son essence, une limite d’un processus de connaissance, nous ne pouvons la définir correctement que comme le terme d’une approximation.

L’approximation est donc la seule allure féconde de la pensée. (…) C’est la connaissance approchée qui pose à sa juste place une Réalité qui conserve toujours en quelque partie des caractères individuels et mobiles. (…) Si loin de l’esprit qu’on en suive les racines, on n’arrivera pas à la stabilité. Ou du moins, il ne peut s’agir que d’une stabilité postulée, relative à des moyens de connaître et dont le caractère provisoire peut soudain éclater devant une expérience nouvelle. »


#Aristote #Bachelard #Comte