Vous n’avez donc pas fait grève, vous êtes venus travailler et j’espère que vous ne ressortirez pas d’ici trop fatigués. C’est de fait la fatigue qui va faire l’objet de notre réflexion d’aujourd’hui dans ce mois de décembre déjà trop long, dans ce froid déjà trop pesant, à cette époque singulière où le temps de travail se fait pesant et où les vacances se font encore trop lointaines… A-t-on le droit d’être fatigué ? Dans l’époque à laquelle nous vivons, cette question se pose en effet : beaucoup d’entre vous ne se sentent peut-être pas ce droit de se reconnaître fragile face au travail qu’ils ont à faire, face aux multiples soucis de la vie. A-t-on le droit d’avouer qu’on est limité, parfois fragile, incapable de tout assumer ? A-t-on le droit d’avouer sa fatigue ?
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A côté de cette dernière question, toutes les autres semblent futiles. Toute la philosophie s’efface et se confond, en fait, dans un seul problème : comment bien vivre ? Comment réussir cette vie ? Cette vie unique, et donc précieuse entre toutes, fragiles entre toutes aussi… Que signifie exactement accomplir vraiment cette existence ? De cette question dépend l’orientation de nos actions, de nos instants, de chaque moment de notre présent… Pour ne pas perdre ce présent, pour ne pas finir et mourir sans avoir rien réalisé, il importe plus que tout de répondre à cette question : Qu’est-ce qu’une vie réussie ?

