Le désir est la grande affaire de nos vies. Sans doute le grand tourment aussi, car tant d’objets de nos espoirs résistent à notre attente. Nous désirons, nous passons notre vie animés de grands désirs, de désirs lointains, de désirs prochains, de désirs concrets, de désirs plus idéaux. Ces désirs font ce qui fait l’élan de nos existences. Et pourtant bien souvent leur répond une sorte de vide, d’absence. Faut-il décider d’arrêter de souffrir ? Se défaire de la souffrance et, pour cela, arrêter de désirer ? Faut-il ne plus être esclave de nos passions, de nos envies, de nos souhaits ? Peut-on se libérer du désir ?
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Lorsque vient le moment d’obéir, il semble évident que nous ne sommes plus tout à fait libres. Quelle que soit l’autorité qui m’impose son ordre, elle me commande en effet d’abdiquer ma volonté propre pour plier mon comportement au commandement qu’elle me présente. Au nom de quoi, alors, est-il raisonnable de renoncer à sa liberté ? L’obligation est-elle pure contrainte, et l’obéissance pure soumission ? Réfléchir sur l’acte d’obéir, c’est redécouvrir que la reconnaissance de la loi est peut-être d’abord un effet de ma liberté, et même un fondement sur laquelle l’établir. Lire la suite

