Pour la Saint Valentin, vous inviterez quelqu’un à dîner… et vous êtes sans doute venus chercher des éléments de langage ; ce soir, nous allons parler d’amour ! Parler d’amour parce que l’amour fait partie de ces mystères auxquels se confronte la philosophie. Avec le pauvre travail de l’esprit, nous essayons de deviner le secret caché derrière les comportements humains et, sans doute, aucun d’entre eux n’est aussi impénétrable et difficile à comprendre que le sentiment amoureux. L’expérience de l’amour, le fait même d’aimer au sens large de ce terme, au sens le plus fort du mot, n’ a t-il pas quelque chose d’absolument incompatible avec l’effort de la raison ? Dans tout amour, n’y a t-il pas un risque qui s’apparente à une folie ? Est-il raisonnable d’aimer ?
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Nos vies sont faites de désirs, de nos plus grandes aspirations aux petits caprices du moment : le monde est pour nous, à chaque instant, un espace polarisé par la tension du désir. Nous sommes en quête, en recherche de ce qui viendra satisfaire les manques et les frustrations qui marquent encore notre vie, de ce qui pourra accomplir nos projets et combler nos envies. Mais voilà, un désir en suivant un autre, nous ne sommes jamais comblés : éternels insatisfaits, est-ce un signe de déraison que nous ne parvenions jamais à apaiser nos désirs ? Et qu’est-ce qui, finalement, pourrait enfin nous apaiser ? Derrière tous ces désirs qui se suivent, derrière nos motivations successives, dans tous nos projets et nos plans, derrière toute l’énergie dépensée dans tant d’activités, tant de défis, tant d’engagements, savons-nous tout simplement, en fait, ce que nous cherchons ? Jamais nous ne cessons de désirer ; mais que désirons-nous vraiment ?
L’amour semble par essence gratuit, désintéressé : mais ce qui en fait la beauté risque du coup de le rendre illusoire. Car quel homme ne cherche pas son propre intérêt, son propre bonheur ? A l’époque où l’amour semble devenir un marché comme les autres, il est difficile d’imaginer que l’individu soit capable un jour de s’élever au-dessus de lui-même, pour ne plus se préoccuper que de l’autre. Si nous cherchons à savoir ce qui nous entraîne à aimer, ne risquons-nous pas de retomber sur notre propre égoïsme, dissimulé derrière une générosité fragile ? Lire la suite
La qualité du son est moindre.
La tension du désir anime notre existence : il nous met en mouvement vers l’objet qui, en lui donnant satisfaction, nous offrira le plaisir que nous espérons. Il semble donc évident qu’il faille satisfaire nos désirs. Et pourtant, n’est-ce pas nous engager sur la voie sans fin d’une irrémédiable frustration ? Nous n’avons pas un désir, mais une infinité de désirs ; à peine notre attente comblée, une autre vient la remplacer. Serons-nous jamais satisfaits ? Ne vaut-il pas mieux renoncer à la malédiction du désir, pour nous contenter de notre état ? Lire la suite



