Arrêtez le sport ! Socrate affirmait déjà que l’essentiel se trouve à l’intérieur de nous-mêmes. Pourquoi donc pratiquer une activité inutile, sans autre but qu’elle-même, quand on peut élever son esprit grâce la philosophie ? Du point de vue du philosophe, le sport semble bien vain…
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C’est la raison qui nous permet de comprendre le monde et d’y agir – elle qui nous promet les clés d’une vie mesurée, équilibrée, d’une connaissance raisonnée et d’une existence raisonnable. Comment pourrait-on y renoncer ? Refuser d’écouter sa raison, ce serait assumer de vivre une vie de déraison – choisir la folie, la démesure, le délire et la disharmonie ? Mais d’où vient que tout cela nous attire ? Au fond, soyons honnêtes, personne ici ne rêve vraiment d’une vie simplement bien rangée… Pourquoi sommes-nous si réticents à être vraiment raisonnables ? N’y a-t-il pas une forme de sagesse dans le fait de refuser la tyrannie de la raison ? Après tout, nos vies sont faites aussi d’irrationnel, de croyances, de sentiments et de passions… Est-ce le signe de notre défaut – ou d’un défaut de la raison à nous conduire vers le bonheur et la vérité ?
Nous aimons bien les grandes idées. Nous parlons entre nous des concepts qui suscitent notre intérêt, et parfois nos désaccords : nous parlons de toutes ces choses qui ne sont pas vraiment concrètes, et qui cependant nous passionnent. Le sens de la vie, la liberté du peuple, les droits de l’homme… Voilà quelques exemples parmi une foule d’idées qui peuplent nos esprits. Mais où se trouve tout cela ? Quelle consistance faut-il donner à ces idées abstraites que nous aimons tant évoquer ? Existent-elles réellement ? De quoi parlons-nous, en fait, quand nous évoquons ces concepts ? La science nous montre chaque jour que ce qui est réel doit pouvoir être vérifié par l’expérience, par le toucher, par tous nos sens… Alors, faut-il renoncer à croire à ce monde d’idées, si abstraites et incertaines qu’elles ne font que déclencher d’infinies contradictions ? Tout ce qui n’est pas matériel, substantiel, sensible, n’est il pas totalement vide ? Ne faut-il pas reconnaître que tout le réel est fait de matière ?
La qualité du son est moindre.
La tension du désir anime notre existence : il nous met en mouvement vers l’objet qui, en lui donnant satisfaction, nous offrira le plaisir que nous espérons. Il semble donc évident qu’il faille satisfaire nos désirs. Et pourtant, n’est-ce pas nous engager sur la voie sans fin d’une irrémédiable frustration ? Nous n’avons pas un désir, mais une infinité de désirs ; à peine notre attente comblée, une autre vient la remplacer. Serons-nous jamais satisfaits ? Ne vaut-il pas mieux renoncer à la malédiction du désir, pour nous contenter de notre état ? Lire la suite



