La liberté n’est donc ni une indétermination ni un renoncement. Au contraire, être libre c’est se déterminer et créer. La liberté bien comprise est conciliable avec la présence d’autrui et avec notre désir de sécurité, mais elle devient désormais un chemin exigeant.
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Qui sommes-nous en réalité ? Qui êtes-vous ? Êtes-vous vraiment les mêmes que ceux que nous avons rencontrés il y a quinze jours de cela dans cette même salle, dans ce même lieu ? Ou bien n’avez-vous pas changé ? Qu’est ce qui fait notre identité ? Qu’est ce qui nous permet de définir ce que nous sommes individuellement et collectivement ? Bien sûr il semble que la mémoire soit nécessaire à notre identité personnelle, bien sûr il semble que pour nous définir nous ayons besoin de nous souvenir. Et pourtant la mémoire ne nous empêche-t-elle pas d’évoluer, de changer, de nous renouveler ? Ne nous empêche-t-elle pas de devenir petit à petit autre que celui nous étions ? Ne nous prive-t-elle pas de notre liberté ? Faut-il avoir des souvenirs pour savoir qui nous sommes et qui nous devons rester ? Faut-il au contraire se défaire de la mémoire pour s’ouvrir à de nouvelles potentialités ? La mémoire nous dit-elle qui nous sommes ?
La question “Qui suis-je ?” rencontre à la fois la réponse la plus simple et la plus lointaine. Il ne nous est pas difficile de nous présenter à celui qui nous le demande ; mais notre état-civil ne suffit pas lorsque nous tentons de nous connaître en vérité… C’est cette tentative qui nous confronte à l’expérience du mystère que chacun de nous est pour lui-même. En fait, qui suis-je ? Peut-on vraiment répondre à cette question ?


