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Comme il est difficile de parler de soi… Difficile aussi de parler justement des autres. Chaque personne est un mystère – comme son nom l’indique : car persona, en latin, désigne un masque de théâtre. Qui est caché derrière ce masque ? En vérité, nous avons tous déjà fait une fois, au moins, cette expérience vertigineuse : de regarder un autre en face, et de nous demander qui peut bien être caché derrière ce visage, derrière le masque – ou la carapace. Ou bien, plus redoutable encore : de nous regarder nous-même, et de nous poser cette question : qui est vraiment celui que je vois ? Comment pourrais-je parler de moi ? Les mots manquent pour dire l’énigme absolue que représente la singularité que je suis, que vous êtes, que chacun d’entre nous est. Comment nommer par des mots généraux ce qui n’appartient qu’à un seul ? Qu’est-ce qui définit un individu ?

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Il ne passe pas une semaine, une journée, une minute, sans que nous ne soyons changés – et tout l’univers avec nous. Si nous ne ressentons pas ce changement, ce n’est pas parce qu’il n’a pas lieu, mais parce que nous ne le voyons pas… La science, comme l’expérience qui prend un peu de distance, nous révèlent que rien n’est stable, figé, fixé. Ne faut-il pas s’en réjouir ? Seule la fin est définitive, seule la mort empêche d’évoluer. Après tout, la vie est évolution, transformation permanente ; peut-être faut-il se couler dans son dynamisme, accepter de s’adapter sans cesse, se passionner pour la réforme, refuser l’immobilisme… Et pourtant, changer, n’est-ce pas aussi durer ? Que signifierait la rupture permanente, une nouveauté remplaçant l’autre ? Nous changeons, bien sûr ; mais n’y a-t-il pas en nous, comme en tout être, dans le temps qui nous saisit, quelque chose qui demeure, qui reste et qui résiste ?

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Lorsque vient le moment d’obéir, il semble évident que nous ne sommes plus tout à fait libres. Quelle que soit l’autorité qui m’impose son ordre, elle me commande en effet d’abdiquer ma volonté propre pour plier mon comportement au commandement qu’elle me présente. Au nom de quoi, alors, est-il raisonnable de renoncer à sa liberté ? L’obligation est-elle pure contrainte, et l’obéissance pure soumission ? Réfléchir sur l’acte d’obéir, c’est redécouvrir que la reconnaissance de la loi est peut-être d’abord un effet de ma liberté, et même un fondement sur laquelle l’établir.

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