Philia, saison 5

Faut-il avoir peur d’avoir peur ?

Qui oserait avouer qu'il a peur ? Nous n'aimons pas avoir peur. Et nous n'aimons pas avouer que nous avons peur. Peut-être n'aimons-nous même pas nous avouer à nous-mêmes que nous avons peur. Pourtant, nous avons tous peur. De quelque chose ou de quelqu'un. Peut-être même tous peur de nous-mêmes au fond. Sans doute est-il même nécessaire d'avoir peur. Car celui qui n'aurait peur de rien serait de ce fait immédiatement en danger. Avoir peur, n'est-ce pas en effet se laisser guider par l'instinct qui nous conduit vers ce qui est le plus sûr et qui nous écarte du plus grand de tous les dangers. Peut-être au fond, de façon surprenante, notre vie est-elle suspendue au sentiment que nous nous avouons le moins et que nous détestons le plus. Alors, faut-il tenter de devenir suffisamment fort pour n'avoir plus peur de rien ? Faut-il chercher à devenir ces héros sans peur ou bien au contraire nous réconcilier avec notre propre faiblesse ? Faut-il avoir peur d'avoir peur ?

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L’injustice est-elle inévitable ?

Dans nos histoires d'enfant, le monde était tellement simple. A la fin, les gentils gagnaient et les méchants échouaient toujours ! Dans notre vie d'adulte, le monde est plus compliqué. Et il arrive si souvent que les gentils finissent par perdre et que les méchants l'emportent... Comment faire en sorte de construire un monde qui soit moins injuste, moins arbitraire ? Peut-on même espérer un monde qui se délivre définitivement de l'expérience de l'injustice ? Nous le savons bien, l'homme est faillible et il le restera toujours. Il ne s'agit pas ici de nous demander si le mal peut être évité, mais seulement si cette forme particulière du mal, qui consiste à faire en sorte qu'à la fin, le mal l'emporte, pourrait nous être épargné. L'injustice peut-elle être vaincue ? La politique doit-elle se fixer ce but ? L'injustice est-elle inévitable ?

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La souffrance a-t-elle un sens ?

Après avoir parlé du rire, ce soir, nous allons pleurer. Nous avons évoqué cette question, lors de notre dernière soirée : Pouvons-nous vraiment rire de tout ? Ce soir, nous allons parler de ce qui ne fait pas rire, et de ce qui, dans nos vies, semble parfois échouer. La souffrance, en effet, habite toute existence humaine. Et du mystère de le souffrance, il faut bien que nous puissions faire quelque chose. Doit-elle être regardée comme un accident, une absurdité, une aberration absurde ? Ou bien faut-il au contraire considérer qu'elle peut trouver sa place dans une histoire qui lui donne, d'une certaine manière, une valeur et un sens ? Dans nos vies marquées par le désir de réussir et d'être heureux, quelle place trouver pour la souffrance ? Que signifie vraiment que l'homme soit un être non seulement pensant mais aussi si souvent un être souffrant ? La souffrance a t-elle un sens ?

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Peut-on rire de tout ?

Peut-on rire de ce qui n'est pas drôle ? Il y a dans chacune de nos vies des choses qui n'appellent pas a priori de notre part des manifestations de joie, d'enthousiasme ou d'allégresse. Il y a des choses qui dans nos vies ne nous font pas toujours sourire. De cela, faut-il accepter de rire ? Si l'on ne riait que de ce qui était déjà drôle, la question ne se poserait pas. La question se pose précisément parce qu'il y a des choses qui autour de nous et pour nous semblent proprement tragiques et qui pourtant parfois appellent de notre part le sourire ou bien même le rire ? Y a-t-il des choses dont il ne faut jamais rire ? Le rire est-il parfois interdit, indécent, maladroit ou mal venu ? Faut-il au contraire se libérer de tout ce qui pourrait nous peser par l'effort de l'ironie ? Peut-on rire de tout ?

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Qui est normal ?

On raconte que Diogène le Cynique marchait nu dans les rues d'Athènes, portant en plein jour une lanterne allumée et répétant : "Je cherche un homme !". Me voici ce soir devant vous, sans lanterne, moins cynique et plus habillé, mais je pourrais poser la même question : je cherche un homme, un être humain, normal, qui soit juste un être humain et rien de plus, rien d'autre, sans rien de trop et rien de travers. Un être humain normal. Qui d'entre nous est juste normal ? Certes, il y a des gens qui sont réellement originaux, particuliers. Dirons-nous qu'ils ne sont pas normaux ? Sans doute pas, car pour être honnête il arrive parfois à chacun d'entre nous de se trouver un peu bizarre. Nous connaissons nos défauts, ce qui en nous est en défaut, mais en défaut par rapport à quoi ? Par rapport à quelle norme devrions-nous nous trouver décalés ? Par rapport à qui ? Je ne suis pas complètement normal mais les autres sont plus improbables encore. Alors qui pourrait être notre modèle à tous ? Qui est normal ?

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Pourquoi travaillons-nous ?

La question du travail nous renvoie à sa possible absurdité. S'il est une nécessité inquestionnée, inquestionnable, indiscutée, indiscutable, c'est bien celle du travail. Qu'il faut travailler, voilà ce qui semble faire partie d'une forme de fatalité. Il faut même aimer son travail, à défaut de pouvoir choisir : le travail ou l'oisiveté. Mais d'où vient cette nécessité ? Qu'est-ce qui en fait le socle véritable ? Existe-t-elle réellement ? Ce soir, nous allons nous poser la question que vous n'oserez jamais poser à votre parton : est-il vraiment nécessaire de travailler ? Pourquoi travaillons nous ?

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Sommes-nous vraiment libres d’aimer ?

Rien ne semble plus libre que l’amour ! Rien n’est plus surprenant aussi… Par lui, nous choisissons et nous sommes choisis. Par lui, le destin nous fait signe, il nous désigne ou nous l’attendons pour cela, espérant que s’éveillera ou ressuscitera en nous en nous cet élan qui ne se commande pas. Pourtant subir l’amour, […]

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Que gagne-t-on à donner ?

Noël approche ! Et avec cette fête, la tradition qui l'accompagne, celle de se faire des cadeaux. Peut-être les vôtres sont-ils déjà faits... Mais derrière l'évidence familière de ce rituel se cache en fait quelque chose de très mystérieux. Quelle étrange motivation peut bien conduite un individu rationnel à dépenser pour ce qui semble ne rien lui rapporter du tout ? Bien sûr, le marché profite de tout, et déjà les grands magasins se sont couverts de vitrines qui vous incitent à dépenser. Pourtant cette dépense ressemble bien à une aberration économique. Peut-être ne l'est-elle pas tant qu'elle n'en a l'air ? Quels retours peut bien espérer celui qui donne gratuitement ? Et d'ailleurs, est-ce si gratuit que cela ? Que gagne-t-on à donner ?

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Être soi-même, est-ce n’imiter personne ?

Nous avons réfléchi ensemble à la différence majeure entre l'homme et l'animal. Mais si l'homme est un homme, c'est aussi et d'abord par les autres. Vivre en société et se laisser transformer par la vie en société, vivre sous le regard des autres, transformer leur propre regard sur soi et sur le monde qui les entoure, c'est ce qui fait aussi, une part de la condition humaine. Cette part de la condition humaine, nous la désignons sous le mot, trop rarement usité et pourtant si décisif d'imitation. Nous ne cessons de nous imiter, de nous imiter entre nous et d'imiter des modèles qui font notre société, parfois même à travers l'histoire, mais si nous imitons nous-mêmes, entre nous, alors qu'est ce qu'être soi-même ? Être soi-même, n'est-ce pas refuser d'être une copie ? N'est-ce pas choisir d'être un original ? Être soi-même, est-ce n'imiter personne ?

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L’homme est-il un animal comme les autres ?

Bien des débats politiques et sociaux tournent aujourd’hui autour de la question de l’environnement – de cette planète qui nous inquiète et dont l’avenir, bien sûr, nous concerne. Cet avenir concerne avec nous tous les humains vivant aujourd’hui, et demain. Il matérialise pour la première fois un lien concret et immédiat, un intérêt commun à toute l’humanité. Mais faut-il s’arrêter là ? Dans notre préoccupation commune, n’est-il pas temps d’inclure d’autres sujets de droit ? Victimes collatérales de nos projets irraisonnés, des êtres que nous disons pourtant dénués de raison vivront avec nous notre sort, et subissent déjà plus que nous, par l’extinction d’espèces entières, les conséquences de nos folies. Les animaux ne doivent-ils pas enfin être reconnus eux aussi ? Ne sommes-nous pas plus bêtes qu'eux ? L'homme est-il un animal comme les autres ?

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