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J’espère que vous avez bien pris place et que vous êtes bien installés…
Dans un monde sens dessus dessous où tout semble avoir perdu son ordre, son sens et sa trace… Comment peut-on trouver sa place ?
Ce lieu où il faut se trouver pour pouvoir se retrouver et se comprendre, se redécouvrir… Peut-être l’occasion de faire un pas de côté, de se déplacer un peu de nos centres d’intérêts quotidiens et plus immédiats, mais moins essentiels… Faut-il trouver place ?
Le monde est une improbable énigme et personne n’y comprend rien. Nous pouvons tous l’avouer : il nous arrive bien souvent de ne rien comprendre à tout ce qui nous entoure, aux autres, et à notre propre vie. Mais y a-t-il une clé pour interpréter tout ce qui nous arrive ? Viendra-t-il un moment, un point de notre histoire où tout nous sera donné ? Y a-t-il un moment où la clé du chiffre nous sera donné, qui permettra de déchiffrer tout ce qui nous est arrivé ? Finirons-nous par tout comprendre ?
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Nous vivons en société. Nous vivons avec les autres. Nous partageons chaque jour la vie d’autres que nous. Et certains sont nos amis. Mais que savons-nous vraiment d’eux ? Que pouvons-nous vraiment savoir de ces autres que nous croisons, que nous disons connaître – que nous croyons connaître ? Nous avons beau leur parler, les observer, les scruter… A la fin des fins, leur intériorité ne demeure-t-elle pas à jamais cachée pour notre curiosité ? Et il semble bien que nous aussi, même quand nous le voudrions, nous ne cessons de nous cogner aux murs quand nous espérons faire comprendre ce qui nous préoccupe ou nous passionne le plus, ce qui agite et anime l’intimité à jamais secrète de notre vie intérieure… Pouvons-nous espérer partager un jour l’essentiel avec quelqu’un qui nous comprendrait, et qu’enfin nous pourrions connaître ? Ou faut-il renoncer à cet espoir, et fuir la vie en société pour nous retrouver nous-mêmes ? Sommes-nous toujours seuls ?
L’homme est un être de langage, et c’est là sa grande fierté – un zoon legomenon : un animal parlant. Seul le langage humain fait sortir l’univers du silence de la matière, pour donner à tout être un nom, et le penser. Seul le langage nous fait aussi sortir de nous-mêmes, pour exprimer au-dehors, et partager avec d’autres, ce que chacun de nous ressent, éprouve, et comprend. Mais dans ce langage même qui fait sa force singulière, l’homme éprouve aussi sa faiblesse. Ne butons-nous pas sur les mots, comme sur un outil bien pauvre, trop imparfait, trop limité pour exprimer notre pensée ? Ne nous arrive-t-il pas souvent, malgré toutes les langues du monde, de rester incompris, et seul ? A la vérité, tout l’orgueil de notre parole n’est peut-être qu’un échec bavard. Les mots pourraient-ils suffire à dire ce que nous vivons ? Le langage nous exprime-t-il vraiment ?
De nos discussions communes, nous avons totalement chassé la question de Dieu : comme si tenter de parler sérieusement de religion était déjà, en soi, un danger pour la paix sociale. Comme si croire que Dieu existe, ou qu’il n’existe pas, devait rester une affaire intime, une question de sensibilité personnelle ou de culture familiale. Comme s’il n’y avait rien à “penser” de Dieu. Et si nous refusions ce tabou ? Peut-on parler rationnellement de l’existence de Dieu ? Que peut dire l’intelligence humaine du choix de la foi ? Il faut risquer de nouveau ces questions, ne serait-ce que pour rouvrir la possibilité d’un dialogue entre “celui qui croyait au ciel, et celui qui n’y croyait pas.” Lire la suite





