Nous voulons tous réussir, mais nous avons l’habitude d’échouer. Avec quelques années de recul sur l’expérience de l’existence, convenons-en tous ensemble : il nous arrive de regarder, désolés, le grand écart entre nos aspirations d’hier et la réalité d’aujourd’hui. Faut-il nous y habituer ? Faut-il nous résigner à ce que tout soit plus petit, plus modeste, plus simple, plus loupé que ce que nous aurions voulu ? Faut-il au contraire nous réveiller, nous révolter, espérer un sursaut d’orgueil qui nous sortira de la torpeur du quotidien pour nous élever vers la grandeur qui sommeille encore en nous… Faut-il consentir à la médiocrité ?
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Nous sommes ici entre êtres humains. Et pourtant, il y a en chacun de nous quelque chose, parfois, d’un peu bête… Nous avons évidemment notre caractère animal, nous appartenons à l’univers du vivant, et à cet univers vivant, nous sommes liés par la question de notre responsabilité. Qu’en est-il de nos devoirs à l’égard du monde qui nous entoure et singulièrement à l’égard de ceux qui sont nos “frères en animalité” ? Cette question est aujourd’hui posée dans l’actualité par bien des aspects différents. Cette expression de “frères en animalité” nous vient de la philosophie la plus contemporaine et elle recouvre une interrogation vertigineuse sur la place même de l’homme dans le monde, sur son rôle, ses droits et ses devoirs. Les animaux ont-ils des droits ?
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La table crée les conditions de la rencontre ; elle est le lieu d’une expérience sociale. Plutôt que de prendre de la place, elle offre un espace aux hommes, leur permettant tant de vivre des moments de partage que de se confronter les uns aux autres.
Dans nos histoires d’enfant, le monde était tellement simple. A la fin, les gentils gagnaient et les méchants échouaient toujours ! Dans notre vie d’adulte, le monde est plus compliqué. Et il arrive si souvent que les gentils finissent par perdre et que les méchants l’emportent… Comment faire en sorte de construire un monde qui soit moins injuste, moins arbitraire ? Peut-on même espérer un monde qui se délivre définitivement de l’expérience de l’injustice ? Nous le savons bien, l’homme est faillible et il le restera toujours. Il ne s’agit pas ici de nous demander si le mal peut être évité, mais seulement si cette forme particulière du mal, qui consiste à faire en sorte qu’à la fin, le mal l’emporte, pourrait nous être épargné. L’injustice peut-elle être vaincue ? La politique doit-elle se fixer ce but ? L’injustice est-elle inévitable ?



