Platon opposait la philosophie et la poésie, mettant en garde ses contemporains contre cette dernière. Mais est-ce justifié ? N’y a-t-il pas un terrain d’entente possible ? Leur alliance ne pourrait-elle être féconde, pour l’une comme pour l’autre ?
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Le monde est le spectacle souvent désolant – dans le pire des cas scandaleux, et dans le meilleur absurde – de toutes les étrangetés possibles. De l’erreur, de la faute, de l’injustice impunie, de l’inexplicable souffrance. Mais dans ce monde il arrive que nous vivions l’expérience, ordinaire et miraculeuse pourtant, de l’énigme qu’est la beauté. A quoi peuvent servir les belles choses ? Dans leur fragilité, leur discrétion parfois, les œuvres des hommes et les phénomènes de la nature se conjuguent pour nous émerveiller. Cet émerveillement peut-il quelque chose sur la désolation du monde ? La beauté peut-elle changer quoique ce soit au chaos du réel où elle parvient à naître ?

