Toutes les bonnes choses ont une fin. Mieux vaut ne pas attendre qu’elles soient terminées avant d’en profiter vraiment. Alors, qu’est-ce que nous attendons pour être heureux ? Qu’attendons-nous exactement pour nous décider enfin à goûter pleinement cette vie ? Qu’attendons-nous pour saisir la chance immense, le trésor exceptionnel que constitue cette existence ? Et pourtant, nous le savons bien, nous attendons tous quelque chose : la fin d’une épreuve, la résolution d’un problème, l’obtention de quelque bien qui occupe notre esprit. Faut-il attendre encore ou faut-il se résigner à prendre les choses comme elles sont ? Qu’attendons-nous exactement pour réaliser complètement ce qui fait notre existence ? Qu’avons-nous raison d’attendre ? Qu’aurions-nous raison d’ignorer ? Qu’attendons-nous pour être heureux ?
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Peut-on rire de ce qui n’est pas drôle ? Il y a dans chacune de nos vies des choses qui n’appellent pas a priori de notre part des manifestations de joie, d’enthousiasme ou d’allégresse. Il y a des choses qui dans nos vies ne nous font pas toujours sourire. De cela, faut-il accepter de rire ? Si l’on ne riait que de ce qui était déjà drôle, la question ne se poserait pas. La question se pose précisément parce qu’il y a des choses qui autour de nous et pour nous semblent proprement tragiques et qui pourtant parfois appellent de notre part le sourire ou bien même le rire ? Y a-t-il des choses dont il ne faut jamais rire ? Le rire est-il parfois interdit, indécent, maladroit ou mal venu ? Faut-il au contraire se libérer de tout ce qui pourrait nous peser par l’effort de l’ironie ? Peut-on rire de tout ?
Comment vivre, comment rêver, comment désirer, comment choisir, dans un monde où il faut mourir ? Nous sommes là ce soir, bien vivants, animés de la force de vie qui nous traverse et nous emmène vers nos projets d’avenir… Mais tout cela n’est-il pas vain ? Malgré toutes nos prouesses, nos réussites, nos succès, malgré tous nos espoirs aussi et ce qui reste et restera inachevé dans nos vies, un jour il faudra partir : voilà la grande limite qui se dresse, et qui semble inébranlable. Révoltante, mais inébranlable. Est-il possible d’espérer la dépasser, s’en abstraire, ou tout simplement la fuir ? Faut-il entretenir l’espoir de vaincre un jour cette ultime frontière ? Peut-on s’affranchir de la mort ?
A côté de cette dernière question, toutes les autres semblent futiles. Toute la philosophie s’efface et se confond, en fait, dans un seul problème : comment bien vivre ? Comment réussir cette vie ? Cette vie unique, et donc précieuse entre toutes, fragiles entre toutes aussi… Que signifie exactement accomplir vraiment cette existence ? De cette question dépend l’orientation de nos actions, de nos instants, de chaque moment de notre présent… Pour ne pas perdre ce présent, pour ne pas finir et mourir sans avoir rien réalisé, il importe plus que tout de répondre à cette question : Qu’est-ce qu’une vie réussie ?
“Ils peuvent bien me tuer ; mais ils ne peuvent pas me nuire.” (Socrate, cité par Epictète, Manuel)
Programme exceptionnellement modifié : à la suite des attentats du vendredi 13 novembre 2015, les Soirées de la Philo se penchent sur la question de la violence.
Que le monde est mauvais, c’est là une plainte aussi ancienne que l’histoire, bien plus ancienne que le plus vieux de tous les poèmes… Nous avons en commun, affirme Kant, l’expérience de l’insatisfaction – le sentiment de ne pas trouver, dans le monde qui nous entoure, quelque chose qui puisse nous combler vraiment. Et pourtant, nous continuons avec persévérance à chercher le bonheur : à bien y regarder, la moindre de nos actions tend vers cette fin ultime, ce souverain bien qui marquerait la réussite enfin accomplie de nos vies. Cette recherche a-t-elle un sens ? Arriverons-nous un jour au but ? Pouvons-nous espérer être heureux ? Lire la suite





