Le désir est la grande affaire de nos vies. Sans doute le grand tourment aussi, car tant d’objets de nos espoirs résistent à notre attente. Nous désirons, nous passons notre vie animés de grands désirs, de désirs lointains, de désirs prochains, de désirs concrets, de désirs plus idéaux. Ces désirs font ce qui fait l’élan de nos existences. Et pourtant bien souvent leur répond une sorte de vide, d’absence. Faut-il décider d’arrêter de souffrir ? Se défaire de la souffrance et, pour cela, arrêter de désirer ? Faut-il ne plus être esclave de nos passions, de nos envies, de nos souhaits ? Peut-on se libérer du désir ?
Articles
Nous aimons contempler la beauté mais nous savons quand nous la découvrons qu’elle ne durera pas pour toujours. L’éphémère est peut-être le propre de ce qui est beau et de ce qui se laisse admirer ou vivre. Mais combien de temps durera cette beauté ?
La beauté peut-elle mourir ? Ce sera la question de cette soirée …
Nous avons tous des intentions, des projets, des passions… Nous avons tous des désirs ! Nous sommes animés par ces désirs qui sont le fond de notre vie, mais qui se portent sur des objets qui souvent se dérobent à nous. Faut-il chercher à modérer, à maîtriser ces désirs, et à ne désirer que ce que nous sommes certains de pouvoir obtenir ? Faut-il même – parce que rien n’est vraiment certain – ne plus rien désirer ? Ou bien faut-il au contraire se laisser porter par l’élan d’une envie qui dépasse de très loin la possibilité offerte à notre horizon ? Faut-il désirer au-delà du possible, au-delà du réel ?
Vous voulez apprendre des choses. J’espère que je serai à la hauteur pour pouvoir les enseigner ! Nous essayons d’apprendre, de connaître la vérité, et cela a été l’objet de nos rencontres précédentes. Mais de ce que nous essayons d’apprendre, le savoir le plus essentiel est celui qui consiste à nous permettre de mieux nous orienter dans cette vie, à nous permettre d’apprendre comment il faut en user, comment nous pouvons nous rapporter au monde qui nous entoure et au vivant qui s’y trouve. Nous pouvons apprendre beaucoup de choses, beaucoup de vérités peut-être, beaucoup de techniques aussi, beaucoup d’arts et d’expériences mais pouvons-nous apprendre ce qu’il y a de plus important. ? Peut-on apprendre à vivre ?
Que nous dit la philosophie à propos de nos repas ? Le fait de se nourrir ne nous différencie pas des bêtes, mais la gastronomie témoigne bel et bien de notre humanité. De la violence de la faim à l’art de la gastronomie, étudions ensemble la complexité philosophique de nos repas. Un auteur original nous aidera pour cela : Jean Anthelme Brillat-Savarin.
Épicure, Lettre à Ménécée
« Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme. Or celui qui dit que l’heure de philosopher n’est pas encore arrivée ou est passée pour lui, ressemble à un homme qui dirait que l’heure d’être heureux n’est pas encore venue pour lui ou qu’elle n’est plus. Le jeune homme et le vieillard doivent donc philosopher l’un et l’autre, celui-ci pour rajeunir au contact du bien, en se remémorant les jours agréables du passé ; celui-là afin d’être, quoique jeune, tranquille comme un ancien en face de l’avenir. Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir.
Attache-toi donc aux enseignements que je n’ai cessé de te donner et que je vais te répéter ; mets-les en pratique et médite-les, convaincu que ce sont là les principes nécessaires pour bien vivre.
[…]
Médite donc tous ces enseignements et tous ceux qui s’y rattachent, médite-les jour et nuit, à part toi et aussi en commun avec ton semblable. Si tu le fais, jamais tu n’éprouveras le moindre trouble en songe ou éveillé, et tu vivras comme un dieu parmi les hommes. Car un homme qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel. »
Qu’est-ce qu’une chose en réalité ? Qu’est ce qui est réel ? Le réel existe-t-il comme quelque chose que nous aurions tous en commun et auquel nous pourrions nous référer, comme une sorte de pierre de touche qui pourrait nous servir de lien ? Qu’est-ce qui fait la différence entre le réel et l’irréel, entre la vérité et l’illusion ? Les deux questions sont liées. Et si nous voulons savoir, il nous faut savoir de quoi nous parlons. Alors ce soir nous allons nous poser ensemble cette étonnante question : le réel existe-t-il ?
Lire la suite
Toutes les belles histoires commencent par « Il était une fois… ». Mais avant tous les « Il était une fois… », il était toujours autre chose ! Comment commencer ? Comment recommencer ce que l’on avait entrepris ? Comment s’engager dans la réflexion philosophique, ou la reprendre où on l’avait laissée ? Par où commencer ? Derrière cette question étonnante, il y a un problème essentiel pour la vie, comme pour la pensée, qu’il nous faut tenter d’éclairer… pour commencer ?








