Vous êtes tolérés ici ! Et je suis très heureux de vous retrouver pour parler de cette expérience qui survient lorsque nous sommes en désaccord… Il faut faire quelque chose de nos divergences ; c’est dans ces moments là que se présente à nous la tolérance comme une solution. Trop facile ? Peut-être. Un peu lâche ? Sans doute… Mais elle permet à tout le moins de garantir la paix civile et la concorde sociale. Si nous pouvions nous tolérer, réapprendre à tolérer les opinions divergentes, ne serions-nous pas plus heureux de vivre ensemble et de vivre en paix ? Et pourtant… si la société n’était qu’une affaire de tolérance, nous arriverait-il encore de chercher la vérité à travers les controverses parfois fécondes malgré leurs difficultés qui nous permettent de progresser ? Faut-il tolérer n’importe quoi ? Faut-il fixer des limites à cette vertu et refuser de tolérer l’insupportable, l’inacceptable ? Y a-t-il de l’intolérable ? Y a-t-il des limites à la tolérance ?
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Peut-on rire de ce qui n’est pas drôle ? Il y a dans chacune de nos vies des choses qui n’appellent pas a priori de notre part des manifestations de joie, d’enthousiasme ou d’allégresse. Il y a des choses qui dans nos vies ne nous font pas toujours sourire. De cela, faut-il accepter de rire ? Si l’on ne riait que de ce qui était déjà drôle, la question ne se poserait pas. La question se pose précisément parce qu’il y a des choses qui autour de nous et pour nous semblent proprement tragiques et qui pourtant parfois appellent de notre part le sourire ou bien même le rire ? Y a-t-il des choses dont il ne faut jamais rire ? Le rire est-il parfois interdit, indécent, maladroit ou mal venu ? Faut-il au contraire se libérer de tout ce qui pourrait nous peser par l’effort de l’ironie ? Peut-on rire de tout ?
Lorsque vient le moment d’obéir, il semble évident que nous ne sommes plus tout à fait libres. Quelle que soit l’autorité qui m’impose son ordre, elle me commande en effet d’abdiquer ma volonté propre pour plier mon comportement au commandement qu’elle me présente. Au nom de quoi, alors, est-il raisonnable de renoncer à sa liberté ? L’obligation est-elle pure contrainte, et l’obéissance pure soumission ? Réfléchir sur l’acte d’obéir, c’est redécouvrir que la reconnaissance de la loi est peut-être d’abord un effet de ma liberté, et même un fondement sur laquelle l’établir. Lire la suite


