J’espère que vous avez bien pris place et que vous êtes bien installés…
Dans un monde sens dessus dessous où tout semble avoir perdu son ordre, son sens et sa trace… Comment peut-on trouver sa place ?
Ce lieu où il faut se trouver pour pouvoir se retrouver et se comprendre, se redécouvrir… Peut-être l’occasion de faire un pas de côté, de se déplacer un peu de nos centres d’intérêts quotidiens et plus immédiats, mais moins essentiels… Faut-il trouver place ?
Ils sont partout dans nos vies. Peut-être venez-vous de quitter celui qui fait fonction pour vous d’empêcheur de vivre en rond… Celui qui, tous les jours sur votre dos, représente l’autorité, les consignes, les contraintes, le contrôle du quotidien.
Ils sont partout et pourtant il nous arrive souvent de nous demander à quoi ils servent. Nous avons du mal à les supporter, mais faut-il décider de faire la révolution ?
Nous avons tous quelque part, dans nos vies, dans notre quotidien, un N+1.
Il y a, à la tête de toute communauté humaine, que ce soit l’État, ou la plus petite société, de la plus grande association, de la plus simple équipe de sport, il y a partout un capitaine, un commandant, un général, un chef… Comment trouver à ses chefs une raison d’exister ? Faut-il d’ailleurs essayer de les sauver de ce qui ressemble parfois à une forme d’absurdité ? Pourquoi y a-t-il des chefs ? Lire la suite
Les affaires humaines sont dans un désordre absolu. Mais la nature au moins semble poursuivre son cours avec une sorte de stabilité rassurante comme si rien ne pouvait l’ébranler, comme si ses lois universelles semblaient devoir durer toujours. Pourtant, d’où viennent ces lois que nous projetons sur la nature, que nous lisons à travers elles et qui semblent nous offrir l’espace d’une prévisibilité confortable ? Y a-t-il vraiment quelque chose comme une régularité naturelle ou est-ce notre ignorance, nos illusions, notre confort moral qui cherche à voir dans la nature quelque chose qui dure toujours et qui ne changerait jamais ? Y a-t-il un ordre dans la nature ?
Le monde est une improbable énigme et personne n’y comprend rien. Nous pouvons tous l’avouer : il nous arrive bien souvent de ne rien comprendre à tout ce qui nous entoure, aux autres, et à notre propre vie. Mais y a-t-il une clé pour interpréter tout ce qui nous arrive ? Viendra-t-il un moment, un point de notre histoire où tout nous sera donné ? Y a-t-il un moment où la clé du chiffre nous sera donné, qui permettra de déchiffrer tout ce qui nous est arrivé ? Finirons-nous par tout comprendre ? Lire la suite
« Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme. Or celui qui dit que l’heure de philosopher n’est pas encore arrivée ou est passée pour lui, ressemble à un homme qui dirait que l’heure d’être heureux n’est pas encore venue pour lui ou qu’elle n’est plus. Le jeune homme et le vieillard doivent donc philosopher l’un et l’autre, celui-ci pour rajeunir au contact du bien, en se remémorant les jours agréables du passé ; celui-là afin d’être, quoique jeune, tranquille comme un ancien en face de l’avenir. Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir.
Attache-toi donc aux enseignements que je n’ai cessé de te donner et que je vais te répéter ; mets-les en pratique et médite-les, convaincu que ce sont là les principes nécessaires pour bien vivre.
[…]
Médite donc tous ces enseignements et tous ceux qui s’y rattachent, médite-les jour et nuit, à part toi et aussi en commun avec ton semblable. Si tu le fais, jamais tu n’éprouveras le moindre trouble en songe ou éveillé, et tu vivras comme un dieu parmi les hommes. Car un homme qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel. »
Quelle époque nous vivons ! La succession des événements qui se déroule sous nos yeux nous donne le sentiment étrange et un peu vertigineux que nous sommes parvenus à un moment de tournant de notre histoire, de celle de notre société, et peut-être de l’histoire du monde… Mais n’est-ce pas le sentiment qu’ont partagé toutes les générations avant nous ? L’impression que quelque chose est en train de se passer qui va bientôt se dévoiler, que l’histoire, pour tout dire, se dirige vers un but déterminé que nous devrions comprendre, que nous devrions déjà voir, et qu’ainsi nous pourrions prévoir… Mais les choses sont-elles si simples ? Après tout, dans le tumulte du présent comme dans la connaissance du passé, ce qui apparaît est plutôt indéterminé, chaotique, injuste et absurde même… Faut-il lire dans le passé la trace du destin qui s’écrit ? Que se passe-t-il dans ce qui passe ? Sommes-nous conduits quelque part par le fracas des événements, ou totalement abandonnés à une absolue contingence ? L’histoire a-t-elle un sens ?
Y a-t-il une justice dans ce monde ? Nous pourrions bien en douter… La vertu ici-bas n’est pas toujours récompensée. Les plus grands héros meurent en martyre, les plus grands salauds dans leur lit. Et nous avons beau dire et répéter, comme le proverbe, que “bien mal acquis ne profite jamais”, toute l’actualité semble nous donner le spectacle désespérant du contraire. Il nous reste une petite chance : c’est de supposer que la honte, le remords, le scrupule, on ne sait quel tourment intérieur, empêchent le coupable de profiter de sa faute. Mais l’idée semble bien légère… Celui qui fait le mal est-il malheureux ?