Les merveilles qui nous entourent font chatoyer leurs couleurs devant nos regards, mais nous pourrions nous demander, peut-être est-ce un peu provocateur, si ces couleurs ont une histoire, si percevoir ce que nous voyons est déjà un évènement qui appartiendrait à l’aventure humaine, à la culture qui nous précède. Faut-il croire que ce nous voyons relève de l’évidence ou y a-t-il même dans l’apparente évidence des choses qui nous entourent quelque chose qui mérite d’être interrogé dans l’histoire de l’humanité ? Depuis quand la mer est-elle bleue ?
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Ce podcast présente un son légèrement dégradé en raison d’un problème survenu lors de l’enregistrement au Théâtre. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.
Vous êtes là, au milieu d’un monde rempli de faits, de signes, de symboles… Au milieu d’un monde rempli d’images. Ce sont ces images qui vont concentrer notre attention, et notre admiration.
Car les images ont cette puissance d’évoquer autre chose que ce qu’elles sont.. Où sont-elles en réalité ? Où se trouvent-elles ces images qui ouvrent notre regard à une autre dimension ? Comment peuvent-elles naître ? Comment peuvent-elles se présenter à nous avec leur richesse de sens ? Où vivent les images ?
Je crois que je sais où nous en sommes arrivés, et vous aussi, vous savez beaucoup de choses, mais êtes-vous sûrs de savoir ce que vous savez ? Et de quoi êtes-vous certains dans toutes les opinions qui font aujourd’hui votre représentation du monde ?
Nous avons des certitudes, des convictions, des engagements… Nous croyons savoir ce que nous savons, mais ne sommes-nous pas constamment le jouet de nos illusions ?
Se tromper, être trompé soi-même, être trompé par soi-même… C’est peut-être là le lot commun. Peut-on échapper à ses illusions ?
Il y a encore un peu de bruit… et le son de cette musique…. Mais dans un instant, nous n’entendrons plus rien ou presque plus rien. Et ce sera le silence, le grand silence nécessaire pour que la réflexion commence. Le silence est la condition pour qu’une parole soit entendue, la condition pour qu’un bruit se fasse entendre. Mais le silence pourrait-il être lui aussi être quelque chose qu’il faut écouter ? Le silence fait partie de nos vies, parfois nous voudrions l’en chasser, parfois au contraire, nous le recherchons, mais dans tous les cas, a-t-il quelque chose à nous enseigner ? Que dit le silence ?
La liberté est engageante, elle suppose un prix à payer. Bien loin d’être un chemin linéaire, notre liberté émerge de conditions souvent exigeantes. La marche vers la liberté est faite d’humilité, d’angoisse, de risques. Comment mener à bien cette aventure ?
Discours sur les sciences et les arts
« Voici une des grandes et belles questions qui aient jamais été agitées. Il ne s’agit point dans ce discours de ces subtilités métaphysiques qui ont gagné toutes les parties de la littérature, et dont les programmes d’académie ne sont pas toujours exempts ; mais il s’agit d’une de ces vérités qui tiennent au bonheur du genre humain.
Je prévois qu’on me pardonnera difficilement le parti que j’ai osé prendre. Heurtant de front tout ce qui fait aujourd’hui l’admiration des hommes, je ne puis m’attendre qu’à un blâme universel ; et ce n’est pas pour avoir été honoré de l’approbation de quelques sages, que je dois compter sur celle du public : aussi mon parti est-il pris ; je ne me soucie de plaire ni aux beaux esprits ni aux gens à la mode. Il y aura dans tous les temps des hommes faits pour être subjugués par les opinions de leur siècle, de leur pays, et de leur société. Tel fait aujourd’hui l’esprit fort et le philosophe, qui, par la même raison, n’eût été qu’un fanatique du temps de la ligue. Il ne faut point écrire pour de tels lecteurs, quand on veut vivre au-delà de son siècle.
Un mot encore, et je finis. Comptant peu sur l’honneur que j’ai reçu, j’avais, depuis l’envoi, refondu et augmenté ce discours, au point d’en faire, en quelque manière, un autre ouvrage. Aujourd’hui, je me suis cru obligé de le rétablir dans l’état où il a été couronné. J’y ai seulement jeté quelques notes, et laissé deux additions faciles à reconnaître, et que l’Académie n’aurait peut-être pas approuvées. J’ai pensé que l’équité, le respect, et la reconnaissance, exigeaient de moi cet avertissement. »
Les vacances arrivent déjà. Nous allons bientôt partir – partir où ? Partir quelque part. En voyage. Pour nous changer les idées. Mais que gagnerons-nous à être ailleurs, si rien ne change par ailleurs ? Quel est l’intérêt de ces kilomètres franchis si rien ne se transforme avec eux ? Quelle curieuse énergie nous pousse à courir sans cesse pour aller loin, vers l’inconnu – pourtant déjà si bien connu ? Qu’allons nous vraiment y chercher ? A quoi servent les voyages ?







