Philia, Saison 6

"Quand avez-vous cessé de m’accompagner dans ce long pèlerinage de ma pensée, ô Vérité ? Avez-vous cessé de m’enseigner ce qu’il fallait rechercher ou fuir, quand je vous consultais et que je vous soumettais, autant qu’il m’était possible, mes médiocres découvertes ? J’ai voyagé hors de moi-même par les sens qui m’ouvrent le monde ; j’ai observé la vie de mon corps et l’action de mes sens. Et je suis entré dans les profondeurs de ma mémoire, dans ces nombreuses et immenses retraites, peuplées d’une infinité d’images ; et je les ai considérées et j’ai été stupéfait; et j’ai vu que je ne pouvais rien distinguer sans vous, et je me suis aperçu que rien de tout cela n’était vous. (…) Vous êtes la lumière immuable que je consulte sur l’être, la qualité, la valeur de toutes choses. Ainsi j’écoutais, et j’écoute souvent vos leçons et vos commandements. Je le fais souvent; c’est ma joie; (…) et cette joie est mon refuge."

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Augustin, ou la beauté intérieure

"Quand avez-vous cessé de m’accompagner dans ce long pèlerinage de ma pensée, ô Vérité ? Avez-vous cessé de m’enseigner ce qu’il fallait rechercher ou fuir, quand je vous consultais et que je vous soumettais, autant qu’il m’était possible, mes médiocres découvertes ? J’ai voyagé hors de moi-même par les sens qui m’ouvrent le monde ; j’ai observé la vie de mon corps et l’action de mes sens. Et je suis entré dans les profondeurs de ma mémoire, dans ces nombreuses et immenses retraites, peuplées d’une infinité d’images ; et je les ai considérées et j’ai été stupéfait; et j’ai vu que je ne pouvais rien distinguer sans vous, et je me suis aperçu que rien de tout cela n’était vous. (…) Vous êtes la lumière immuable que je consulte sur l’être, la qualité, la valeur de toutes choses. Ainsi j’écoutais, et j’écoute souvent vos leçons et vos commandements. Je le fais souvent; c’est ma joie; (…) et cette joie est mon refuge."

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Marc Aurèle, ou le consentement au monde

Pensées pour moi-même "L’homme. Pour le dire en un mot, tout ce qui est de son corps est eau courante ; tout ce qui est de son âme, songe et fumée . Sa vie est une guerre, un séjour sur une terre étrangère ; sa renommée posthume, un oubli. Qu'est-ce donc qui peut nous guider? Une seule et unique chose : la philosophie. Et la philosophie consiste en ceci : à veiller à ce que l’intelligence qui est en nous reste sans outrage et sans dommage, et soit au-dessus des plaisirs et des peines ; à ce qu'il ne fasse rien au hasard, ni par mensonge ni par faux-semblant ; à ce qu'il ne s'attache point à ce que les autres font ou ne font pas. Et, en outre, à accepter ce qui arrive et ce qui lui est dévolu, comme venant de là même d'où lui-même est venu. Et surtout, à attendre la mort avec une âme sereine sans y voir autre chose que la séparation des éléments dont est composé chaque être vivant."

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Aristote, ou la vertu heureuse

Partie des animaux "Toutes les études ont leur attrait. Lorsque nous contemplons les êtres éternels, les pauvres connaissances que nous en atteignons nous apportent cependant, en raison de l'excellence de cette contemplation, plus de joie que toutes les choses qui nous entourent, tout juste comme un coup d'œil fugitif et partiel sur des personnes aimées nous donne plus de joie que la connaissance exacte de beaucoup d'autres choses, si considérables qu'elles soient. Mais, d'un autre côté, pour l'exactitude et l'étendue de la connaissance, la science des choses terrestres a l'avantage. Parce que ces choses sont tout près de nous, elles sont familières, et cette dernière étude devient presque la rivale de la philosophie des choses divines."

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Platon, ou le choix du bien

Apologie de Socrate "J’aime beaucoup mieux mourir après m’être défendu comme je l’ai fait, plutôt que de continuer à vivre grâce à des bassesses. Car ni devant les tribunaux, ni à la guerre, il n’est permis ni à moi ni à aucun autre d’employer n’importe quel moyen pour se dérober à la mort. (...) Seulement ce n’est peut-être pas cela qui est difficile, Athéniens, d’éviter la mort : il l’est beaucoup plus d’éviter le mal ; car il court plus vite que la mort.

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