Le désir est la grande affaire de nos vies. Sans doute le grand tourment aussi, car tant d’objets de nos espoirs résistent à notre attente. Nous désirons, nous passons notre vie animés de grands désirs, de désirs lointains, de désirs prochains, de désirs concrets, de désirs plus idéaux. Ces désirs font ce qui fait l’élan de nos existences. Et pourtant bien souvent leur répond une sorte de vide, d’absence. Faut-il décider d’arrêter de souffrir ? Se défaire de la souffrance et, pour cela, arrêter de désirer ? Faut-il ne plus être esclave de nos passions, de nos envies, de nos souhaits ? Peut-on se libérer du désir ?
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Tout au long de cette année nous avons cherché la sagesse et vous aurez été assidus dans cet exercice qui devait nous conduire à devenir philosophe. Mais, faut-il vraiment être sage ? Ou bien faut-il cultiver la sagesse dans toutes les dimensions de la vie ? N’y a-t-il pas des moments où il vaut le coup de s’arrêter, de suspendre un peu cet effort, de se laisser la liberté d’un peu de déraison ?
Est-il fou d’être toujours sage ? Ce sera la question de cette dernière soirée …
Nous aimons contempler la beauté mais nous savons quand nous la découvrons qu’elle ne durera pas pour toujours. L’éphémère est peut-être le propre de ce qui est beau et de ce qui se laisse admirer ou vivre. Mais combien de temps durera cette beauté ?
La beauté peut-elle mourir ? Ce sera la question de cette soirée …
J’espère que vous avez bien pris place et que vous êtes bien installés…
Dans un monde sens dessus dessous où tout semble avoir perdu son ordre, son sens et sa trace… Comment peut-on trouver sa place ?
Ce lieu où il faut se trouver pour pouvoir se retrouver et se comprendre, se redécouvrir… Peut-être l’occasion de faire un pas de côté, de se déplacer un peu de nos centres d’intérêts quotidiens et plus immédiats, mais moins essentiels… Faut-il trouver place ?
Nous sommes tous vivants, mais cela ne va pas durer. Un jour, notre vie s’achèvera, et alors qu’adviendra-t-il ? Le vivant qu’est l’homme est d’abord un mortel, conscient de sa propre finitude, inquiet de ce qui restera de lui… Quelque chose pourrait-il bien rester de nous ? Que restera-t-il de ce que nous aurons construit, été, vécu ? Qu’est-ce qui échappe à la mort ?
Nous avons tous des intentions, des projets, des passions… Nous avons tous des désirs ! Nous sommes animés par ces désirs qui sont le fond de notre vie, mais qui se portent sur des objets qui souvent se dérobent à nous. Faut-il chercher à modérer, à maîtriser ces désirs, et à ne désirer que ce que nous sommes certains de pouvoir obtenir ? Faut-il même – parce que rien n’est vraiment certain – ne plus rien désirer ? Ou bien faut-il au contraire se laisser porter par l’élan d’une envie qui dépasse de très loin la possibilité offerte à notre horizon ? Faut-il désirer au-delà du possible, au-delà du réel ?
Le spectacle de l’injustice, de la souffrance, des maladies de toutes sortes, des malheurs qui nous accablent, hantent l’actualité. Si bien qu’il peut sembler très superflu de se demander s’il existe vraiment quelque chose comme le mal quand nous avons le sentiment de l’avoir si souvent croisé. Pourtant, le monde que nous voyons est-il à ce point désordonné, scandaleux, immoral ? N’y a-t-il pas quelque chose comme un ordre de la nature, un ordre de ce monde, quelque chose qui ferait que, par une espèce de confiance, nous pourrions croire à la bonté du réel, dont nous avons la chance d’hériter ? Faut-il se résigner à l’injustice qui nous entoure ? Faut-il au contraire croire que tout est bien ? Le mal existe-t-il ?
Ce n’est pas comme si nous n’avions pas beaucoup de raisons de nous lamenter. Mais à quoi sert de se lamenter ? De fait, il semble bien que sangloter ne serve à rien et que le fait même de pleurer ne change absolument rien à ce qui nous fait pleurer. Et pourtant nous pleurons. Avouons-le, nous pleurons tous. Cela nous est tous arrivé, à certains peut-être plus qu’à d’autres mais il nous est tous arrivé un jour d’être saisis par les larmes et d’éprouver cette expérience si singulière, si étrange qui consiste à pleurer en sachant très bien que cela ne sert à rien. Faut-il sécher ses larmes ? Faut-il se raviver ou au contraire se raviser et tenter de comprendre ce que veut dire cette expérience étonnante ? Pourquoi pleurer ? Lire la suite
Qu’est ce qui à part le bonheur de nous retrouver tous les lundis soirs peut bien susciter en nous la joie ? Voilà la question que nous allons partager ensemble pour conclure ensemble ce cycle. Cette question de la joie si singulière, si mystérieuse qui surgit sans avoir été prévue, qui vient sans avoir été attendue et qui lorsqu’elle est espérée, parfois, nous fait défaut. Cette question de la joie qui est si singulière qu’elle se distingue du bonheur, le bonheur grand concept philosophique s’il en est. Mais la joie appartient-elle vraiment à la philosophie, elle qu’on ne sait pas expliquer ? C’est à ce mystère que nous allons tenter de nous confronter ensemble ce soir : d’où vient la joie ?
Que gagne-t-on à perdre son temps ? Le temps est sans doute l’un des biens les plus précieux que nous puissions posséder. Et pourtant nous ne le possédons jamais tant que nous puissions être certains de ne le perdre jamais. Que gagne-t-on à disposer de ce temps qui est devant nous, de ce temps que nous possédons et que nous dépensons nécessairement puisque de toutes façons il court ? Que gagne-t-on à vivre d’un temps qui soit totalement maitrisé ou au contraire à relâcher dans notre temps des actions de notre présent ? Faut-il tenter de tout contrôler du temps qui passe sans nous ? Ou faut-il au contraire le garder pour soi ? Que gagne-t-on à perdre son temps ?









