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Nous sommes tous raisonnables, et pourtant nous aimons bien nous raconter des histoires, nous aimons nous bercer d’illusions, nous aimons nous laisser enchanter par des contes, des légendes, des mythes. Et ce sont même peut-être ces mythes qui gouvernent plus nos vies que notre stricte logique. Nous aurions tendance à penser que nous nous décidons suivant des règles rationnelles, et il semble pourtant que lorsque nous nous y penchons de plus près, nous sommes encore des êtres mythiques. Avons-nous besoin de mythes ?
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Y a-t-il quelque chose de nouveau depuis que nous nous sommes quittés ? Le monde a-t-il vraiment changé ? Si quelque chose a changé, c’est que quelque chose est intervenu, qui a créé ce que nous ne connaissions pas encore, ce que personne n’avait vu, ce qui n’était pas observé. Est-il vraiment possible de créer, et si créer est une expérience accessible à l’intelligence, alors en quoi consiste le pouvoir d’être créateur, le fait de pouvoir inventer ? Qu’est-ce que créer ?
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Nous voici prêts à chercher une vérité ; quel discours aura le plus de chances de nous l’offrir ? Notre époque est marquée par la confiance qu’elle accorde à la science, sur le plan de la connaissance : ce qui a été prouvé par elle est réputé acquis de façon incontestable. Il faut écouter la science. Jusqu’à, peut-être, n’écouter qu’elle ? Face à l’autorité scientifique, quel discours concurrent peut encore prétendre s’élever ? Ne faut-il pas se défaire des vieilles religions, des approximations littéraires, des élucubrations philosophiques, pour rejoindre le monde des experts, et devenir vraiment savants ? La science progresse, jusqu’à résoudre des questions que d’autres disciplines avaient exploré en vain avant elle… Y a-t-il un seul problème qui puisse lui résister longtemps ? La science peut-elle tout connaître ?
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La vérité n’est pas qu’une affaire de raison, c’est aussi une affaire de cœur. Et de fait, avec tout ce qu’il y a en nous d’affect, nous tenons souvent à nos convictions, à nos croyances, comme à ce qui nous définit, à ce qui nous engage dans le monde. Mais n’est-ce pas un réflexe puéril ? La croyance semble incertaine, jamais totalement rationnelle, toujours impossible à prouver. Rechercher la vérité, c’est aspirer au savoir : et le savoir finit toujours par dépasser la croyance. Dans le monde de la connaissance, dans les progrès de la science, ne devons-nous pas nous faire une raison ? Pour devenir enfin des adultes, est-il temps de n’accepter enfin que des vérités démontrées ?
Il y a plusieurs manières de décrire le réel : l’opinion, la sensibilité, l’art, la religion, la philosophie… Autant de registres possibles pour tenter d’atteindre une vérité. A l’écart de tous ces discours, la science semble se distinguer de toutes les autres descriptions du monde par sa précision, son exactitude, par la certitude qu’elle produit. Aussi ne se place-t-elle pas au même niveau : dans le relativisme qui marque le temps présent, elle est la seule à pouvoir revendiquer une adhésion universelle. Mais à quoi faut-il attribuer cette certitude de la science ? Quel discours peut prétendre à la dignité de « science », et être reconnu comme « scientifique » ? Dans le foisonnement et la diversité des discours, à quoi reconnaît-on une science ?
De nos discussions communes, nous avons totalement chassé la question de Dieu : comme si tenter de parler sérieusement de religion était déjà, en soi, un danger pour la paix sociale. Comme si croire que Dieu existe, ou qu’il n’existe pas, devait rester une affaire intime, une question de sensibilité personnelle ou de culture familiale. Comme s’il n’y avait rien à “penser” de Dieu. Et si nous refusions ce tabou ? Peut-on parler rationnellement de l’existence de Dieu ? Que peut dire l’intelligence humaine du choix de la foi ? Il faut risquer de nouveau ces questions, ne serait-ce que pour rouvrir la possibilité d’un dialogue entre “celui qui croyait au ciel, et celui qui n’y croyait pas.” Lire la suite
Il semble bien que l’Etat se définisse comme l’institution à qui, par principe, tout est permis, puisqu’il lui revient de dire le droit. S’engager dans un conflit, prélever le bien privé, user de la menace et de la coercition : tout ce qui est interdit aux particuliers, l’Etat revendique la possibilité de s’y livrer en toute légitimité. Cela signifie-t-il que les citoyens que nous sommes aient le devoir de lui obéir en tout ? Quel pourrait être le critère d’une désobéissance légitime au pouvoir politique ? Existe-t-il une autre loi que la loi de l’Etat ? Lire la suite
Dans une époque habitée par le doute, la science est devenue un repère absolu : au-dessus de tous les discours, de toutes les opinions contradictoires, est considéré comme incontestable ce qui est “scientifiquement prouvé”. Pourtant, l’histoire des sciences n’est faite que d’erreurs révisées… Le progrès scientifique se poursuit par la remise en cause des savoirs acquis. Quel est alors le sens véritable de la recherche scientifique ? Quelle place accorder à la science dans notre quête de vérité ? Lire la suite








