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Est-ce que ça ne pourrait pas continuer ?
Qu’est-ce qui pourrait continuer toujours ? Est-ce que quelque chose peut vraiment durer toujours et ne jamais s’arrêter ? Faut-il d’ailleurs rechercher ce qui ne finirait jamais ou faut-il au contraire le craindre, le fuir, le redouter ?
Est-ce une bonne chose que de finir ? Ou faut-il au contraire rechercher une sorte d’éternité qui nous serait offerte, ouverte, ici bas, maintenant, un instant de pur présent, qui ne s’arrêterait jamais ? Peut-on ne jamais finir ?
J’espère que vous avez bien pris place et que vous êtes bien installés…
Dans un monde sens dessus dessous où tout semble avoir perdu son ordre, son sens et sa trace… Comment peut-on trouver sa place ?
Ce lieu où il faut se trouver pour pouvoir se retrouver et se comprendre, se redécouvrir… Peut-être l’occasion de faire un pas de côté, de se déplacer un peu de nos centres d’intérêts quotidiens et plus immédiats, mais moins essentiels… Faut-il trouver place ?
Je crois que je sais où nous en sommes arrivés, et vous aussi, vous savez beaucoup de choses, mais êtes-vous sûrs de savoir ce que vous savez ? Et de quoi êtes-vous certains dans toutes les opinions qui font aujourd’hui votre représentation du monde ?
Nous avons des certitudes, des convictions, des engagements… Nous croyons savoir ce que nous savons, mais ne sommes-nous pas constamment le jouet de nos illusions ?
Se tromper, être trompé soi-même, être trompé par soi-même… C’est peut-être là le lot commun. Peut-on échapper à ses illusions ?
Nos vies sont remplies d’énoncés, d’assertions, d’affirmations, d’hypothèses, d’axiomes ; nous avons beaucoup d’idées. Mais parmi toutes ces idées, lesquelles sont vraies ? Desquelles pourrions-nous dire qu’elles nous permettent de connaître le monde qui nous entoure ? Desquelles sommes-nous certains qu’elles sont vraiment fondées sur la réalité ? Au seuil de cette année de philosophie, il importe de se demander ce que veut dire savoir puisque c’est de savoir la vérité qu’il s’agit lorsque nous nous retrouvons. Comment peut-on savoir lesquelles de nos idées sont vraies ? Comment peut-on connaître les descriptions du monde qui sont erronées et celles auxquelles se fier ? Comment sait-on qu’on sait ?
Quelle joie de vous retrouver ce soir pour méditer sur cette question : d’où vient la beauté ? Il nous a semblé que rien n’était plus concluant que de la faire venir sur scène ! Le mieux est peut-être de partir de cette expérience : d’où vient l’expérience que nous venons de vivre ensemble ? D’où vient la beauté telle qu’elle vient de se manifester à nous maintenant ? Nous aurons l’occasion de croiser tout ce qu’il y a de beauté dans le monde : les beautés de la nature, de la culture, les beautés de l’art sous toutes leurs formes, et peut-être, singulièrement, parlerons-nous de la musique ce soir, ne serait-ce que pour faire honneur à nos invités, mais aussi parce que la musique a beaucoup à nous dire de la manière dont cette question peut peut-être trouver une réponse ; d’où vient la beauté ?
Musiciens
Cécile Tête
Cécile Tête rentre en 2008 au CNSM de Paris.
Au cours de son cursus, elle est admise au sein de l’académie de l’orchestre de Paris. Elle intègre l’orchestre de l’Opéra National de Paris en 2012. En 2016, elle est nommée Premier Chef d’attaque des seconds violons dans ce même orchestre.
Depuis 2019, elle se produit au sein de l’orchestre du prestigieux festival de Bayreuth sous la direction de Christian Thielemann, Philippe Jordan, Andris Nelsons.
Cyrille Lacrouts
Après avoir obtenu plusieurs premiers prix au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris , Cyrille Lacrouts se perfectionne à Moscou. Il intègre à l’âge de 20 ans l’Orchestre de l’Opéra National de Paris. Il est nommé Premier Violoncelle Solo deux ans plus tard.
Cyrille Crouts est amené à rencontrer et travailler sous la direction de chefs comme Myung Whun Chung, Sir Georg Solti, Esa Peka Salonen, Valery Gergiev, Pierre Boulez, George Prêtre… Parallèlement, il enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Nous sommes ici entre êtres humains. Et pourtant, il y a en chacun de nous quelque chose, parfois, d’un peu bête… Nous avons évidemment notre caractère animal, nous appartenons à l’univers du vivant, et à cet univers vivant, nous sommes liés par la question de notre responsabilité. Qu’en est-il de nos devoirs à l’égard du monde qui nous entoure et singulièrement à l’égard de ceux qui sont nos “frères en animalité” ? Cette question est aujourd’hui posée dans l’actualité par bien des aspects différents. Cette expression de “frères en animalité” nous vient de la philosophie la plus contemporaine et elle recouvre une interrogation vertigineuse sur la place même de l’homme dans le monde, sur son rôle, ses droits et ses devoirs. Les animaux ont-ils des droits ?
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Nous nous sommes demandé ce que nous cherchions. Encore faut-il avoir une chance de pouvoir le trouver ! Et si nous cherchons la vérité, encore faut-il se demander si nous pouvons la connaître, si nous avons une chance de la rejoindre un jour, de la reconnaître, de savoir où elle se trouve, et comment nous pourrons la comprendre. C’est la raison pour laquelle avant même de rentrer plus avant dans l’aventure de la philosophie, encore faut-il examiner ce dont nous sommes vraiment capables. Sommes-nous capables de comprendre ce monde qui nous entoure, ce monde mystérieux et déconcertant. Y a-t-il quelque chose dont nous puissions être sûrs un jour, quelque chose que nous puissions avoir la certitude de savoir ? Que puis-je savoir ?
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